Слова песни "Mon cœur est au coin d'une rue" Édith Piaf

Перевод на: EN

Mon cœur est au coin d’une rue
Et roule souvent à l’égout
Pour le broyer, les chiens se ruent
Les chiens sont des hommes, des loups…
On les entend dire : « Je t’aime. »
Sont-ils sincères un seul moment?
Leurs aveux sont toujours les mêmes
Quand leur désir montre ses dents.

Comme vous toutes, oui, mesdames,
Croyant à l’amour, au serment,
Le bonheur inondait mon âme
En mon cœur chantait le printemps
Par les soirs de mélancolie
Je frissonnais sous le désir
Il disait que j’étais jolie
Je pensais ne jamais vieillir

Hélas, un soir, quelle tristesse,
Mon amant n’est pas revenu
Sa lettre écrite sans tendresse
Demeura pour moi l’inconnu
Jamais je n’ai compris le drame
Plus rien, ni rien dans mon cerveau
En est-il une qui me blâme
D’avoir rouler jusqu’au ruisseau ?

Mon cœur est au coin d’une rue
Et roule souvent à l’égout
Pour le broyer, les chiens se ruent
Les chiens sont des hommes, des loups…
Mon corps est déjà leur pâture
Ma chair ne se révolte pas
Mon Dieu, que votre créature
Ne souffre plus… Reprenez-la…

My heart lies at a street corner
And often rolls into the gutter
The dogs rush to grind it up
The dogs are men, wolves. . .
We hear them say "I love you"
Are they sincere for even a single moment?
Their confessions are always the same
When their desire shows its teeth

Like all of you, yes, ladies
Believing in love, in oaths
Happiness flooded my soul
In my heart sang spring
On melancholy evenings
I shivered with desire
He said I was pretty
I thought I would never grow old

Alas, one evening, what misery
My lover did not return
His letter, written without tenderness
Remained unknown to me
I have never understood drama
No more, nothing in my brain
Is there anyone who blames me
For having rolled upstream?

My heart lies at a street corner
And rolls often into the drain
To grind it up, the dogs rush
The dogs are men, wolves. . .
My body is already their food
My flesh does not rebel
My God, so that your creature
Does not suffer any more. . .take her back. . .